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PLLA ou PDLLA

Le PLLA et le PDLLA sont des matériaux apparentés de la famille de l’acide polylactique, mais leurs acronymes ne prédisent pas le comportement de chaque injectable fini. Pour une comparaison pratique, commencez par la stéréochimie du polymère, puis examinez immédiatement la structure des particules, les excipients, la concentration, la préparation, l’indication et les données propres au produit.

Il s’agit d’une comparaison au niveau des matériaux. Elle ne démontre pas que tous les produits à base de PLLA se comportent de la même façon, ni que tous les produits à base de PDLLA se comportent de la même façon.

ChampPLLAPDLLA
Description du polymèreStéréochimie composée principalement de L-lactideContient des unités D-lactide et L-lactide
Produits courants dans cet indexSculptra, LanlumaAestheFill, famille Juvelook
Présentation courante dans ces exemplesProduit sec reconstitué avant emploiProduit sec reconstitué avant emploi ; certains produits contiennent aussi de l’AH non réticulé
Aspect immédiatLe liquide de reconstitution peut créer un volume transitoireDépend du produit ; les formulations contenant de l’AH ajoutent une autre variable à l’effet précoce
Principale limite de l’acronymeNe précise ni les particules ni la préparationNe précise ni les particules, ni la teneur en AH, ni la présentation

Les injectables à base de PLLA comme ceux à base de PDLLA peuvent nécessiter une reconstitution ; le nom du matériau ne permet pas à lui seul de les classer comme prêts à l’emploi ou à reconstituer (vue d’ensemble de la composition 🔗).

Ce que la stéréochimie permet — ou non — de conclure

Section intitulée « Ce que la stéréochimie permet — ou non — de conclure »

Le PLLA possède une structure polymérique plus stéréorégulière, tandis que le PDLLA associe les deux formes optiques. Cette différence intervient dans les notions de cristallinité et de dégradation. Elle n’établit pas à elle seule la durée clinique, la diffusion tissulaire, le taux de complications ou le plan d’injection approprié.

Une étude comparative en laboratoire portant sur des injectables commerciaux à base d’acide polylactique a constaté des différences de morphologie et de taille des particules, de viscosité, de pression osmotique et de temps de reconstitution. Les auteurs ont également indiqué que la relation entre ces caractéristiques physicochimiques et les résultats cliniques devait être étudiée davantage (étude comparative 🔗).

Au fauteuil, la formulation du produit compte davantage

Section intitulée « Au fauteuil, la formulation du produit compte davantage »

Avant de traduire une comparaison de matériaux en plan de traitement, vérifiez :

  • la morphologie et la distribution granulométrique des particules
  • la quantité de polymère par flacon ou par présentation
  • la CMC, le mannitol, l’AH ou les autres composantes de la formulation
  • le volume de reconstitution, le processus d’hydratation et la fenêtre d’utilisation
  • l’indication approuvée et la profondeur anatomique dans le marché concerné
  • le produit effectivement étudié dans toute publication sur l’efficacité ou la sécurité

La revue clinique sur le PDLLA 🔗 décrit une littérature hétérogène quant aux produits et aux techniques. Une autre revue consacrée aux injectables à base de PLA souligne également que les produits commerciaux diffèrent par les caractéristiques des particules et de leur formulation (revue sur le PLA 🔗).

Ce qu’étayent les données cliniques comparatives

Section intitulée « Ce qu’étayent les données cliniques comparatives »

Une étude en hémi-visage a comparé Juvelook Volume, une présentation associant PDLLA et AH, à un produit à base de PLLA pour les sillons nasogéniens. Les deux côtés se sont améliorés, mais la comparaison portait sur des produits et des protocoles précis — et non sur le PLLA et le PDLLA en tant que matériaux abstraits (étude en hémi-visage 🔗).

Cette distinction est importante : une différence observée peut être liée à la stéréochimie du polymère, à la conception des particules, à la teneur en AH, à la concentration, à la préparation, au placement ou à plusieurs de ces facteurs.

Utilisez l’acronyme pour commencer à vérifier la formulation, et non pour conclure. Comparez les produits exacts lorsque vous choisissez la préparation, la profondeur, l’intervalle entre les traitements, les informations données au patient ou le suivi. Pour des exemples au niveau des produits, consultez Sculptra ou Lanluma ou AestheFill ou Juvelook.